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Secteur minier: Les solutions de Tohozan Bi Galla Dénis (DG de Kassa Gold SA) pour lutter contre l’orpaillage clandestin et son corollaire de pollution

Economie et Politique

Secteur minier: Les solutions de Tohozan Bi Galla Dénis (DG de Kassa Gold SA) pour lutter contre l’orpaillage clandestin et son corollaire de pollution

Animant une conférence sur le thème : « Sur les enjeux des mines semi-industrielle d’or face à la réduction de la pauvreté et de la protection de l’environnement » à l’université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, le directeur général de la Société minière Kassa Gold SA, Tohozan Bi Galla Dénis, a exhorté les étudiants de l’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLoG) à s’intéresser aux activités d’exploitation d’or à petite échelle qui offrent, «des possibilités d’insertion professionnelle et en plus d’être rentables ».

Tohozan Bi Galla Dénis a estimé que l’industrie des mines semi-industrielles d’or formelles, peut présenter un fort potentiel en matière de création de revenus d’impôts ainsi que des revenus connexes et d’emplois en quantité suffisante pour se traduire en retombées économiques importantes pour la Côte d’Ivoire. 

« Les petites mines constituent un levier important pour la réduction du taux de chômage en Côte d’Ivoire. En tant que chef d’entreprise, il faut qu’on sensibilise aussi les étudiants à s’intéresser aux activités d’exploitation d’or à petite échelle. Il faut encourager les Ivoiriens à s’intéresser et envisager vraiment ce sous-secteur d’activité avec beaucoup d’optimisme qui est un secteur d’activité réservée aux nationaux, car ils peuvent aussi faire profit et créer la richesse », a-t-il dit. 

Poursuivant, le DG de Kassa Gold SA a fait savoir qu’il existe deux niveaux d’exploitation à petite échelle qu’il juge accessibles aux étudiants. L’un est le segment artisanal, taxé à 100 000 francs CFA et donnant droit à l’exploitation d’une parcelle de 25 ha au plus et l’autre, le segment semi-industrielle, taxé à 500 000 francs CFA pour une parcelle d’exploitation comprise entre 25 ha et 100 ha.

Pour ce dernier segment, il a suggéré à ses jeunes auditeurs qui seraient intéressés, de se mettre ensemble une créer des entreprises minières, encourageant les étudiants ivoiriens à envisager avec optimisme leur succès dans les mines semi-industrielles d’or.

Abordant l’orpaillage clandestin et la pollution qu’il génère, Tohozan Bi Galla Dénis a préconisé la sensibilisation des communautés rurales à refuser de céder leurs terres à des orpailleurs illégaux, en plus des instruments de lutte déjà mis en place par l’Etat.

« Je propose qu’on sensibilise les communautés parce que ce sont les communautés qui les installent. Lorsqu’ils arrivent dans les villages, ils prennent attache avec les propriétaires terriens, avec certaines élites locales qui les installent et ces élites-là n’arrivent pas à contrôler les effets néfastes de ces mineurs artisanaux qui ont aujourd’hui obtenu le statut de clandestin.

Ce sont eux qui polluent nos eaux naturelles, qui dégradent nos sols et qui causent vraiment des problèmes à notre environnement. Il faut que l’État arrive à sensibiliser ces responsables communautaires, ces leaders communautaires et interdire l’orpaillage clandestin dans les villages», a-t-il exhorté. 

Pour rappel, cette entreprise minière dans le cadre d’une convention de partenariat depuis 2022 avec l’université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, offre des stages aux étudiants, recrute des techniciens et des ingénieurs formés de l’université agroforestière et environnementale. De son côté, la structure minière bénéficie de la compétence de l’UJLoG sur la sauvegarde de l’environnement.

Lemeridien avec Sercom

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