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Economie et Politique

Primature, CAN 2023…: BAMBA Alex Souleymane dévoile les enjeux de la nomination de Robert Beugré Mambé

La Côte d’Ivoire aurait essuyé une des plus grandes humiliations de son histoire, avec l’organisation de son rendez-vous avec les peuples du monde. Heureusement. Bien heureusement ô combien. Dieu le souverain miséricordieux ne voulût nous l’infliger ! Bref.

Parce que, précisément, dans les mythes et les légendes, dans les cosmogonies il existe, des récits qui, selon les sages, les érudits, les exégètes, et autres grands esprits, de grandes métaphores de l’existence et de son interprétation. 

Ils ont eu pour fonction première d’interpréter notre monde et l’univers ; au moins dans les deux faces qui sont les siennes et qu’admettent la majorité des êtres humains sur la terre : le visible et l’invisible, le matériel et le spirituel. Il y a toujours eu, en effet, une corrélation entre le monde physique et le monde métaphysique ; du moins, c’est un constat récurrent dans la plupart des civilisations. 

Aujourd’hui, les mythes et les légendes nous servent aussi à lire les événements qui se déroulent autour de nous, notre réalité environnante immédiate. Tout comme les proverbes et autres maximes datant de la nuit des temps nous servent à étayer nos propos comme savent si bien le faire nos griots et autres maîtres de la parole.

La Côte d’Ivoire actuelle (nous entendons celle de cette année qui tire à sa fin et précisément celle de ce dernier trimestre), a connu un événement exceptionnel. Certes ordinaire dans la vie d’un gouvernement, mais non moins ; majeur et décisif car ; il impacte significativement la vie du pays. 

Des remaniements ministériels, des formations de gouvernement, la Côte d’Ivoire en a connu plusieurs depuis son accession à l’indépendance en 1960. Mais… Toutefois, celui survenu le 16 octobre 2023 et qui a fait de Robert Beugré Mambé, Premier Ministre et chef du gouvernement, revêt une signification particulière. Une forte symbolique. 

Le 17 octobre s’en est suivi la nomination des membres du nouveau gouvernement et le 18 octobre la date de la tenue du premier conseil des ministres présidé par le Président de la République, Alassane Ouattara.

L’ÉPÉE DE DAMOCLÈS EXORCISÉE

Des profanes voire même des observateurs censés être avertis, en sont même venus à se demander, pourquoi ; les nominations des membres du gouvernement ou plus encore, surtout celle de Robert Beugré Mambé ont revêtu un caractère si particulier. 

Ils n’ont pas tort de s’interroger ainsi. A la vérité, une situation exceptionnelle de challenge concernant l’honneur et la grandeur de la patrie commandait, une véritable ‘’exérèse’’ politico-sociale et sportive. Les enjeux dépassaient très largement le jeu. 

Cela atteste bien, qu’ils n’avaient peut-être pas totalement conscience du psychodrame que, la Côte d’Ivoire, qui doit abriter la plus grande compétition sportive du continent (en termes popularité et de suivi), la CAN 2023, vivait-elle. Et que, le navire politico-sportif (qui portait la réalisation du projet) tanguait dangereusement vers des résultats catastrophiques, préjudiciels et dommageables. 

L’impose nécessité commandait de donner un coup de pied dans la fourmilière des différents artisans chargé de mettre en œuvre techniquement et viablement le projet.

Sans s’en rendre compte, ils étaient habité par un sentiment divin d’insatisfaction quant à la réalisation des travaux devant accueillir l’Afrique et le reste du monde sur nos terres.

Pour ces amateurs de tous les spots et singulièrement du football, ils étaient comme habités par un doute voire comme une épée de Damoclès qui serait suspendue sur l’honneur et la grandeur de la patrie : la Côte d’Ivoire ! 

Pour la petite histoire, si l’on se réfère aux Tusculanes de Cicéron, qui nous rapporte ce mythe où ; entrent en scène Damoclès l’orfèvre et Denys le tyran de Syracuse, sur la Côte d’Ivoire planait vraiment unes des plus grosses hontes de sa jeune histoire. En voici un extrait succinct du récit par le célèbre tribun et orateur ; pour les férus de bonnes humanités:

« Ainsi Damoclès se croyait le plus fortuné des hommes, lorsque tout d’un coup, au milieu du festin, il aperçut au-dessus de sa tète une épée nue, que Denys y avait fait attacher, et qui ne tenait au plancher que par un simple crin de cheval. Aussitôt les yeux de notre bienheureux se troublèrent : ils ne virent plus, ni ces beaux garçons, qui le servaient, ni la magnifique vaisselle qui était devant lui : ses mains n’osèrent plus toucher aux plats : sa couronne tomba de sa tête… » 

Qu’est-ce qui aurait pu autant coûter à la Côte d’Ivoire et à son honneur  au point d’évoquer l’épée de Damoclès ? La réponse est tout aussi simple que désarmante : l’échec de l’organisation de la 34e Coupe des Nations de Football (CAN 2023). S’imagine-t-on un seul instant qu’un tel scénario catastrophe se produisit ?

FOIRE AUX EMPOIGNES, INTÉRÊTS COLOSSAUX ET RÉTRO-COMMISSIONS

De fait, ceux que le Président Alassane Ouattara avait oint de sa confiance ainsi que de celle des Ivoiriens, avaient-ils, eux, transformé ce challenge à relever impérativement, en une foire aux empoignes et aux intérêts colossaux ; s’agissant notamment du Ministère des sports que du COCAN qui ont donné aux Ivoiriens un spectacle piteux pour le moins indigne.

Résultat, à ce jour, c’est près de 50% des travaux à réaliser qu’il reste à faire. Quelle incurie ! Quelle faiblesse ! devant les choses d’honneur ? Alors que les moyens avaient été dégagés, l’exécution des travaux a accusé des lenteurs et des retards inconcevables et inacceptables. Nous allions droit dans le panneau. 

De la poudre de Perlimpinpin était jeté sur la conscience des Ivoiriens pour le faire croire que les choses avançaient allègrement et que les objectifs seraient atteints comme prévu dans le cahier des charges. 

LA RÉACTION D’AUTORITÉ, D’HONNEUR ET DE DIGNITÉ DE OUATTARA

Ceux que Alassane Ouattara avait investi de l’autorité, avaient abusé de sa confiance ni plus ni moins. Le Président de la République avait fait sa part d’engagement et de sacrifices financiers et techniques que la machine fonctionnât. Au final rien ou presque n’a été fait pour tenir les délais.

Comment comprendre que dans le lot d’infrastructures à réaliser, l’on se serait s’attelé à ne construire que deux (2) échangeurs ? Un temps problématique avant l’ouverture officielle de la phase finale de la compétition le 11 janvier 2024 ? 

Etant entendu, qu’il faut au bas mot, au moins 1 an pour achever de tels ouvrages. Et l’on imagine bien, ce qu’il reste des infrastructures de grande envergure telles, les voieries et autres tronçons de la Y4 véritable joyau de filtrage et de fluidité routière… Hélas ! Que d’amateurisme marron.

C’est dans un tel contexte plutôt difficile et préoccupant, que ; entrant en lui-même, le Président Alassane Ouattara s’est laissé, comme à son habitude, guider par la voix de la sagesse et de Dieu, comme autrefois, son mentor le Président Félix Houphouët Boigny le faisait-il lorsque guidé par le Seigneur il prenait de grandes décisions pour l’honneur de la patrie. Il fallait sauver la CAN 2023 en Côte d’Ivoire ! 

MAMBÉ COMME HERCULE :  NETTOYER LES ÉCURIES D’AUGIAS…

Et pour ce faire, Il lui fallait un homme de taille et de poids pour relever le défi. Un homme de terrain, un fin connaisseur de la vie politique nationale et internationale, doublé d’un homme de foi. Il lui fallait un homme qui ait le profil, le physique de l’emploi et la force de ce héros mythique (dont le nom signifie, selon nos humanités gréco-latines : « la gloire d’Héra » en grec).

Il s’agit bien ici, en l’espèce du nom de l’épouse de Zeus (en grec ou Jupiter en latin), et de Héra (ou Junon en latin). Ce héros mythique, fils de Zeus né de l’une de ses unions (avec des mortelles) est Hercule (Héraclès).

Pourquoi faire référence à ce héros qui obtint l’immortalité ? C’est bien parce que, la tâche délicate ô combien, que Robert Beugré Mambé doit accomplir ; est à l’image d’un des douze travaux d’Hercule. Un impératif : réussir, réussir encore ; réussir toujours. Quelle mission !

Devant ce tableau clinique désastreux, voire catastrophique, Ouattara n’avait pas d’autre choix que de choisir certes un technocrate, devenu habile politique, ancien membre du comité exécutif de l’Asec d’Abidjan, le parrain de Songon FC, un spécialiste en saut en longueur et en hauteur, un redoutable demi-défensif en football, en somme, un homme ayant à la fois, le physique de l’emploi. 

Et qui au surplus, a su organiser avec maestria et brio, les Jeux de la Francophonie à Abidjan (Côte d’Ivoire). C’est un homme pluriel : un ingénieur mathématicien, un urbaniste, un expert en construction de ponts en géo-béton et en précontraint, une spécialité d’exception pour les ingénieurs des travaux publics et de génie civil.

Il fallait donc, un homme de mission capable de mettre fin au désordre et au laxisme ambiant constatés depuis près de deux ans. Il fallait un homme sérieux et apaisant pour endiguer les querelles de clochers et les bagarres de chiffonniers entre le Ministère des sports, le COCAN, et les différentes autres structures d’exécution des marchés.

Visiblement ces mégastructures étaient empêtrées dans des incompréhensions et des conflits de compétences et devant un Fédération ivoirienne de football (dirigée par Idriss Diallo) qui, elle-même, bien que tributaire de toutes ces structures et superstructures et responsable des Eléphants footballeurs était plutôt regardée sinon avec dédain, du moins avec condescendance. 

On n’était pas sorti de l’auberge. Elle assistait, à la valse-hésitation voire un tango insipide ; devant le spectacle de la  guéguerre entre le ministère de sports dirigé par Danho Paulin et le COCAN passé entre temps de Feh Kessé à François Amichia en guise de consolation pour n’avoir pas été nommé ministre-gouverneur. 

MAMBÉ, L’EXPERT ÈS QUALITÉ À LA TÂCHE

En un mot, il fallait procéder au nettoyage des écuries d’Augias comme le fit Hercule. Cela illustre bien l’œuvre gigantesque que Mambé a, à accomplir. Comme procéda ce héros mythique, Hercule ; qui eut l’idée de percer le mur des étables d’Augias pour y laisser s’engouffrer les eaux des fleuves Alphée et Pénée qu’il avait détournées. 

Ces eaux et leurs puissants courants nettoyèrent de fond en comble les fameuses écuries. Hercule referma ensuite la brèche et le tour était joué. Ainsi réussit-il la cinquième épreuve sur les douze travaux. Mambé a, là ; l’archétype dont il faut se servir du bréviaire pour réussir !

Ancien expert des grands travaux (aujourd’hui BNETD), depuis l’ère d’Houphouët Boigny, ancien directeur de cabinet de plusieurs ministres dont celui de  la construction, de l’urbanisme, de l’assainissement, qui par ailleurs a contribué à la réalisation des plans directeurs des quartiers Beverly Hills à la Riviera 6, Les Vallons, les Villas-Cadres, Bonoumin et autres, dont la ville d’Abidjan et ses environs ont-ils bénéficié de sa science en qualité de Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan.  

AU TRAVAIL HIC ET NUNC…

Du reste, sitôt nommé, le Premier Ministre Robert Beugré Mambé, s’est mis au travail en commençant par faire un état des lieux strict et exhaustif. C’est la démarche du bon praticien qui commence toujours par ausculter le patient, analyser le projet puis prescrire une thérapie. Dans le cas d’espèce, il s’agit d’une thérapie de choc car il faut tenir compte des délais.

D’où l’injonction faite à achever la Y4 dans les 45 jours. Le premier ministre multiplie les visites de terrain et les rencontres. En charge lui-même des Sports et du Cadre de Vie, il a carte blanche pour répondre aux exigences du Président de la République.

Il faut réexaminer et tester les structures et infrastructures. Le cas d’Ebimpé était un signal d’alarme ou, d’alerte divin ; faut-il croire qui, permit d’ouvrir les yeux et de regarder de plus près ce qui s’y était concrètement passé et éviter un tel autre scénario catastrophe.

Visiblement, au regard du retard accusé, Beugré Mambé devra puiser dans son génie pour espérer proposer des solutions de contournement de certaines difficultés quasi insurmontables. Il n’en dort quasiment plus.

COMME HERCULE, MAMBE DOMPTE « LE TAUREAU CRÉTOIS » ET PERMET À OUATTARA DE SAUVER LA CAN 2023

Il analyse et examine les situations au cas par cas. Par équation, il propose des solutions. C’est le parallèle entre lui et le héros mythique Hercule. Mambé est en train de faire preuve d’inventivité et de créativité.

Il a, en moins d’un mois, réussi à imprimer une nouvelle cadence à l’exécution des travaux. Il a mis sur tous les intervenants et structures, tout comme le COCAN, sous coupe réglée. Pour lui, comme pour le Président Ouattara, l’on ne badine pas avec le travail et encore moins avec l’honneur et la dignité de la nation.

Il a pris le taureau par les cornes. Tout comme Hercule le fit au cours du septième de ses douze travaux en domptant le taureau crétois. Le Héros sauta sur la bête en furie, la maîtrisa en la tenant par ses terribles cornes. Ainsi, réussit-il à capturer vive la bête et  la ramena-t-il en Grèce en en faisant sa monture.  

Cela illustre bien le courage et la détermination de Mambé qui ne recule devant rien pour le prestige de la Côte d’Ivoire et de son Président, le fils prodige de Kong, descendant de la dynastie de l’empereur Sékou Wattara.

Aussi, les équipes déployées sur le terrain, lui rendent-elles compte au quotidien. Il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur tant les Ivoiriens lui font confiance. Les Ivoiriens aiment le football, qui se révèle être véritablement en Côte d’Ivoire comme  à travers le monde un opium au sens positif. 

Les Ivoiriens aiment leurs Eléphants et veulent comme le Président Alassane Ouattara qui a déjà gagné et  brandi 2 trophées de la Coupes d’Afrique des Nations de football en 1992 et en 2015 proposer à l’Afrique l’une des plus belles éditions de la CAN.

Avec la maestria et l’esprit d’engagement du Premier Ministre Robert Beugré Mambé qui jouit de toute la confiance du Président de la République Alassane Ouattara, l’espoir est plus que permis. Les Ivoiriens à l’unisson remercient Alassane Ouattara pour sa vision et pour les choix judicieux qu’il a toujours opérés. 

Celui de Robert Beugré Mambé en est un. Le ‘’Dougou-Massa’’ assurément, est un grand chef à l’instar de Soundjata, le héros mythique de l’empire Mandingue.  Ave Ouattara !

BAMBA Alex Souleymane  

Journaliste professionnel

PDG des Editions Dunuya Communication

Expert consultant en Stratégies, 

En Hautes Etudes Internationales et des Civilisations

Juriste / Conseils 

Chevalier de l’Ordre national (2006)

Officier de l’Ordre du mérite ivoirien (2001)

Commandeur dans l’ordre sportif (2010)

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