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‘’La présence russe en Afrique n’est pas sans risques’’, affirme le journaliste ivoirien Alafé Walkili 

Monde

‘’La présence russe en Afrique n’est pas sans risques’’, affirme le journaliste ivoirien Alafé Wakili 

Le journaliste ivoirien Alafé Wakili estime que l’intérêt grandissant de la Russie pour l’Afrique, n’est pas sans risques. Dans une contribution consulté par Lemeridien, le Président de la société civile L’Africanisme, invite son pays la Côte d’Ivoire, à continuer de diversifier ses partenariats à travers le monde, sans rompre avec ses alliés traditionnels. 

Selon Alafé Walkili, comme la Russie ne peut pas prétendre concurrencer la Chine et l’occident qui déversent des milliards de dollars sur l’Afrique, multipliant les prêts et les investissements dans les structures économiques, elle change de stratégie et met l’accent, pour accélérer sa présence, sur quatre domaines, dans lesquels elle devient, incontestablement, le premier partenaire de l’Afrique. 

Il s’agit de ‘’la livraison d’armes, la coopération sécuritaire avec la signature d’accords de défense, le déploiement de conseillers militaires, le déploiement de sociétés militaires privées, dont Wagner reste le symbole malgré sa disparition, et l’influence médiatique avec les guerres informationnelles organisées depuis les « fermes à trolls»’’. 

Cette stratégie va s’avérer utile au point de séduire certains dirigeants africains et se montrer particulièrement efficace dans la rue africaine et auprès de la jeunesse dans la mesure où ‘’des gouvernements civils sont devenus incapables de répondre aux attentes des populations, notamment dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité’’. 

Les risques liés au renforcement de la coopération Russo-africaine

Le patron de L’intelligent d’Abidjan estime que si la Russie est entendue par certains régimes africains, c’est parce qu’elle ‘’ne demande pas, en contrepartie de sa coopération, une démocratisation du pouvoir et de la gouvernance’’. Alors, il invite les Africains à s’interroger sur le modèle de développement et la forme du pouvoir que propose la Russie, sachant que ‘’Moscou possède peu de moyens économiques pour développer sa stratégie africaine’’.

Pour évoquer les risques que ce renforcement de coopération Russo-africaine peut susciter, M. Alafé indique qu’ils se situent à deux niveaux. D’abord, les risques idéologiques, avec la mainmise sur l’esprit pour ne pas dire le cerveau des Africains, dirigeants et populations, notamment la jeunesse ; ensuite, les risques économiques avec ‘’le pillage des richesses naturelles du sous-sol africain’’. 

Il soutient que l’Afrique n’est plus le tiers-monde et que nombreux de ses États possèdent tous les atouts pour bâtir leur propre trajectoire du développement économique et social, évoquant le cas de la Côte d’Ivoire qui, selon lui, doit ‘’diversifier ses partenariats’’, comme elle le fait actuellement, ‘’sans rompre avec ses alliés traditionnels’’. 

Alafé Wakili met en garde contre les fausses informations qui circulent à propos du FCFA

‘’Que l’Afrique apporte des réponses africaines aux défis qu’elle doit relever’’, a-t-il exhorté. Outre l’influence russe sur l’Afrique, M. Alafé évoque dans son document de cinq pages, une autre stratégie de désinformation sur la question du coût jugé ‘’élevé’’ de l’électricité en Côte d’Ivoire. Sur ce sujet, il affirme que cela ‘’est sans lien avec la France ou l’actionnaire de la CIE’’, s’appuyant sur les explications données du premier responsable de ce département le ministre Mamadou Coulibaly Sangafowa, à une conférence de presse jeudi à la Primature à Abidjan.  

‘’Il n’en est rien absolument de la rumeur entretenue et répandue selon laquelle les entreprises françaises sont exemptées d’impôts en Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs l’occasion d’informer l’opinion ivoirienne sur l’augmentation des tarifs de l’électricité. Cela n’a rien à avoir avec le capital de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE)’’, a fait savoir le patron de presse Alafé Wakili. 

Parlant de la question du franc CFA, Alafé Wakili souhaite mettre en garde contre les fausses informations qui circulent à propos de cette monnaie en évoquant les risques d’une sortie idéologique et militante du FCFA. Pour lui, les économies africaines ont besoin de stabilité monétaire là où d’autres sont tentés par le choix de l’instabilité monétaire, de la régulation de l’économie par la monnaie, avant d’ajouter que les marchés financiers accordent une grande confiance au franc CFA. 

DNG

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