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Joël N'Guessan charge à nouveau: "J’aurais demandé la dissolution et la disparition du parti de monsieur Laurent Gbagbo si..."

Economie et Politique

Joël N’Guessan charge à nouveau: « J’aurais demandé la dissolution et la disparition du parti de monsieur Laurent Gbagbo si… »

L’ancien porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR), Joël N’Guessan, ne démord pas contre l’ex chef de l’État, Laurent Gbagbo, qu’il accuse d’avoir été à la base de la mort de plusieurs milliers d’Ivoiriens.

Lors d’une conférence débat organisée sur la plateforme WhatsApp dénommée New scoop, sur le thème intitulé : « De la gouvernance du président Houphouët-Boigny à la présidence Ouattara, peut-on dire que la Côte d’Ivoire est un pays démocratique ? », Joël N’Guessan s’est montré virulent contre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo dont le refus de céder le pouvoir au nouveau président élu Alassane Ouattara lors du second tour de l’élection présidentielle 2010, a occasionné 3000 morts. 

« Si cela dépendait de moi, après la crise post-électorale de 2010-2011, j’aurais tranquillement demandé la dissolution et la disparition du parti de monsieur Laurent Gbagbo. Parce qu’on ne peut pas avoir créé un parti politique en 1990 et conduire le pays dans un chaos jusqu’à ce qu’il y ait 3000 morts », a-t-il dénoncé. 

Puis l’ancien ministre des Droits de l’Homme, d’enfoncer le clou : « Retenez qu’après la Seconde Guerre mondiale, tous les partis politiques nazis ont été supprimés et leurs militants ont été tous traduits devant les tribunaux, quand d’autres encore se sont suicidés parce que les crimes de guerre qu’ils ont commis, étaient trop graves. Alors ce qui nous est arrivé en 2010 et 2011, franchement, il y a des individus qui devraient se retirer et se dire que leur présence sur la scène politique est synonyme de mort à toutes les étapes ».

Ancien président du Comité de gestion du FDFP (Fonds de Développement de la Formation Professionnelle), Joël N’Guessan, dit n’avoir aucun doute sur la confiance que lui porte le président de la République, Alassane Ouattara.

« Le président Ouattara ne m’a pas du tout retiré sa confiance »

« J’ai mené une bataille contre la corruption. J’étais le patron du FDFP et j’ai constaté que celui que j’avais demandé qu’on nomme, a volé près de 4 milliards FCFA en moins de 2 ans et demi. Je me suis opposé à cela. À la vérité, je dois reconnaître que je n’ai pas utilisé la bonne méthode administrative, sinon, il a volé. On ne peut pas dire que nous sommes au pouvoir, nous avons décidé de lutter contre la corruption, quelqu’un vole et moi, je vais admettre qu’il soit là. J’ai été suspendu au même titre que lui, sinon à la vérité, je suis contre la corruption », a-t-il lâché à la question de savoir s’il se sentait déshérité par le RHDP qu’il a porté à bout de bras au pouvoir. 

Se disant engagé dans la lutte contre la corruption, Joël N’Guessan a annoncé la sortie, dans le mois de mai prochain, d’un livre qui va montrer toutes les formes de corruption en Côte d’Ivoire.

« Nous devons tous dénoncer la corruption, quel que soit notre bord politique. Je suis au RHDP, je dois le dénoncer parce que ce n’est pas bon quand on se retrouve à près de 1.200 milliards de fonds liés à la corruption dans un pays. Des fonds qui auraient pu servir à construire des écoles, des routes, etc. Et moi, je ne suis pas d’accord. Quel que soit ce qu’on me reprochera, c’est ma sincérité, ma façon de voir les choses et je ne vais pas changer. Le président Ouattara ne m’a pas du tout retiré sa confiance. Il continue de me garder son amitié », a-t-il ajouté. 

David YALA

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