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ENTRETIEN - Dr Oussou Kouamé Rémi livre les raisons profondes de son adhésion au RHDP et lâche : "Que le Président Ouattara rempile"

Economie et Politique

ENTRETIEN – Dr Oussou Kouamé Rémi livre les raisons profondes de son adhésion au RHDP et lâche : « Que le Président Ouattara rempile »

Enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara-Bouaké et Expert en analyse socio-politique, Oussou Kouamé Rémi vient de prendre sa carte de militant du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Pour en savoir davantage sur les raisons profondes de son adhésion au Parti présidentiel, Lemeridien l’a rencontré pour vous. Entretien ! 

Vous venez de prendre votre carte de militant du RHDP. Qu’est-ce qui vous amène à adhérer à ce parti politique ? 

Je vous remercie pour la question. En fait, je suis un fervent admirateur du Président Alassane Ouattara. Depuis 1990, lorsqu’il est venu comme Premier Ministre, pour sa vision à long terme, son leadership et particulièrement, sa capacité à innover et à mobiliser des ressources. Avec le temps, toutefois, j’ai compris que celui que j’admire tant, appartient à un ensemble. 

Alors, c’est normal que je fasse partie de cet ensemble, pour plus d’impact sur le terrain. Voici la raison fondamentale qui m’a poussé à m’engager, après les deux livres que j’ai écrits sur le Président Alassane Ouattara ainsi que la conférence internationale intitulée « Alassane Ouattara devant l’histoire. Perspectives », que j’ai organisée sur ses actions. 

Qu’est-ce que vous comptez apporter de nouveau pour rendre le parti encore plus dynamique ? 

Toute formation politique se nourrit de membres engagés, motivés et dévoués, qui n’hésitent pas à aller au charbon pour sa bonne santé. Pour ce qui me concerne, je compte contribuer à la vie du RHDP, au moins de deux manières. D’abord, en tant qu’enseignant-chercheur en socio-anthropologie et mes nombreuses expériences tant nationales qu’internationales, je peux être à la pointe de la réflexion sur la vie et l’avenir de notre parti.

Ensuite, en tant qu’expert en développement professionnel, je peux activement contribuer à l’orientation professionnelle, la formation et la recherche d’opportunités d’apprentissage expérientiel pour les jeunes, en vue de leur insertion. Je suis conscient que la problématique de l’insertion professionnelle des jeunes se pose avec acuité en Côte d’Ivoire. 

Alors, en veillant à créer des opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes du parti, ce qui va nécessairement constituer un puissant levier pour le recrutement de nouveaux membres. Pour le reste, m’identifiant comme quelqu’un qui ne fait jamais les choses à moitié et travaillant à dépasser les objectifs, je vais insuffler ce dynamisme et cette proactivité dans les actions que je serai amené à entreprendre au sein du RHDP. 

Vous êtes originaire de la Marahoue, pensez-vous que les populations de cette région sont aujourd’hui attentives aux idéaux prônés? 

Suite à une brève entrevue que j’ai eue vendredi après-midi avec le Sénateur Tokla Victor, sénateur de la Marahoué, j’ai retenu que si les Malinkés et les Mossé sont favorables aux idéaux du RHDP et y adhèrent assez facilement, il en va tout autrement avec les Gouro, les Ayaou et les Yohouré qui sont, en majorité, acquis au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Alors, c’est dire que la tâche est immense mais avec engagement, courage, patience et détermination, nous allons y arriver. 

Quelles leçons tirez vous de la dernière CAN qui s’est déroulée en Côte d’Ivoire, et remportée par les Éléphants ? 

De l’avis de tous, la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) fut la meilleure de tous les temps, de mémoire d’Africain. Je reviens encore là-dessus pour insister que si cette compétition s’est taillée cette réputation, c’est grâce au leadership exceptionnel d’un seul homme, le Président Alassane Ouattara qui, non seulement a su mettre les personnes idoines aux postes qu’il fallait, mais encore être présent à chaque étape de la compétition pour motiver le peuple et les joueurs, surtout après les deux (2) défaites que les Éléphants ont essuyées, coup sur coup, contre le Nigeria et la Guinée équatoriale et qui compromettaient leur chance d’avancer dans la compétition.

Ceci étant, les Ivoiriens ont donné une excellente leçon d’hospitalité et de cohésion sociale au monde entier, en créant une union sacrée autour des Éléphants qui, somme toute, a également pesé lourd dans la victoire finale. 

On a vu certains analystes politiques, appeler le Président Ouattara à se retirer après l’organisation réussie de la CAN, dès la fin de son mandat. Êtes-vous également pour qu’il ne se porte pas candidat lors de la présidentielle de 2025? 

On sait que la polémique autour d’un autre mandat du Président Alassane Ouattara ira en enflant plus on s’approchera de l’échéance présidentielle de 2025. En Afrique, on n’évoque pas la succession d’un chef tant que celui-ci est encore en vie. Cela dit, je n’irai pas par quatre (4) chemins. Je souhaite vivement que le Président Alassane Ouattara rempile pour que le pays tout entier continue à bénéficier de son leadership et sa vision et surtout, pour la consolidation et le renforcement des nombreux acquis de sa gouvernance.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est le premier candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle de 2025. Que vous inspire sa candidature ? Devrait-on penser à un match retour électoral avec Ouattara? 

Ce n’est un secret pour celui qui suit un tant soit peu l’actualité du Parti des Peuples africains (PPA)-Côte d’Ivoire que son président, l’ex président Laurent Gbagbo, allait se porter candidat aux élections générales de 2025. Dans un certain sens, cette candidature vient comme la symphonie qu’il n’a pas pu achever en tant que président de la République, de 2002 à 2011. Toutefois, cette candidature doit s’analyser dans le contexte politique actuel marqué par le PDCI qui semble expérimenter un renouveau, après la disparition de son leader séculaire, feu Henri Konan Bedié, et l’élection de Thiam. 

Quant à parler d’une quelconque revanche du Président Gbagbo contre le President Alassane Ouattara, c’est un scénario qui a très peu de chance de se produire, car le Président Alassane Ouattara n’a aucun souci à se faire, confortablement installé dans son fauteuil qu’il est. Il n’a plus rien à prouver à qui que ce soit, ce sont ses actions qui parleront toujours en sa faveur. 

Que doit-on retenir de votre militantisme au RHDP ?  La conviction ou la politique du ventre ?

Au risque de me répéter, je suis un fervent admirateur du Président Alassane Ouattara depuis qu’il est venu comme Premier Ministre et quand il est devenu Président de la République, les diverses réformes et innovations techniques qu’il a apportées à sa gouvernance, en vue d’une transformation profonde et structurelle du pays, m’ont si impressionné que je n’ai pas hésité à produire un livre là-dessus « D’une décennie à l’autre, Alassane Ouattara et le défi de la gouvernance en Côte d’Ivoire », en 2017. 

En outre, pour aller un peu plus loin dans l’hommage qu’il faut rendre à cet homme exceptionnel, j’ai organisé une conférence internationale intitulée « Alassane Ouattara devant l’histoire. Perspectives », le 24 novembre 2023, au Palm Club, suivie de près par mon nouveau livre sur lui « Alassane Ouattara et le défi de la gouvernance en Côte d’Ivoire », 2024.

Enfin, je suis l’initiateur du Club des Amis du Noble Ado (CADO), une association qui fait la promotion des idéaux du Président Alassane Ouattara. Pour en venir à votre question, je dirais que je suis guidé par la conviction politique incarnée par l’admiration que je voue à cet homme qu’est Alassane Ouattara.

Propos recueillis par David YALA

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