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ENTRETIEN/ Dr Koffi Oura (DD Santé Agboville) : «En 2024, notre défi sera de relever les indicateurs au niveau de la santé mère-enfant»

Santé

ENTRETIEN/ Dr Koffi Oura (DD Santé Agboville) : «En 2024, notre défi sera de relever les indicateurs au niveau de la santé mère-enfant»

À l’issue de l’atelier bilan des activités 2023 des établissements sanitaires de premier contact(ESPC) du district sanitaire d’Agboville, qui s’est tenu du 17 au 19 janvier 2024, son premier responsable, Dr Koffi Oura a confié à la presse, être satisfait de la gouvernance et du management. Entretien !

Monsieur le directeur départemental de la santé d’Agboville, vous sortez de trois jours de travaux auxquels ont participé les médecins chefs et responsables des aires de santé, ainsi que des représentants d’ONG. Que retenir de votre bilan annuel 2023 ?

Écoutez, en début d’année nous nous sommes fixés comme priorités: la gouvernance et la santé de la mère-enfant. Nous sortons satisfaits de cet atelier bilan parce que déjà pour la première priorité en lien avec la gouvernance, nous avons atteint nos objectifs. 

À ce niveau, toutes les réunions de coordination ont été tenues, tous les organes ont bien fonctionnés. Nous avons pu mener toutes nos activités de supervision et de formations. Et pour cela, nous sommes satisfaits du travail au niveau de la gouvernance et du management. 

Qu’en est-il au niveau de la santé mère-enfant?

Concernant la santé mère-enfant, nous avons pu avoir de bons résultats en 2023 par rapport à l’année précédente du fait qu’il y a une nette progression en termes d’atteinte des objectifs. Toutefois, nous n’avons pu atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés en 2023. 

C’est pourquoi, en 2024, notre défi sera de relever les indicateurs au niveau de la santé mère-enfant parce qu’elle est la priorité des priorités au niveau du ministère de la Santé et du district sanitaire d’Agboville.

Comment comptez-vous y arriver monsieur le directeur ?

Pour ce faire, nous comptons travailler durant toute l’année avec pour priorité cette année d’amener tous les agents de santé, les responsables des structures sanitaires à prendre une part active dans l’atteinte de ces objectifs. 

Cela en mettant en avant leur sens de responsabilité. Aussi, allons-nous travailler avec les populations, les intégrer dans notre stratégie pour qu’à la fin de 2024, le défi en matière de santé mère-enfant soit relevé. 

Qui parle de la santé mère-enfant, parle de vaccination. Ce programme marche-t-il bien dans le district sanitaire d’Agboville ?

Parfaitement chers amis journalistes. À preuve, en 2023, nous avons pu atteindre tous nos objectifs au niveau des vaccinations notamment au niveau du Pintha1, Pintha3, la rougeole, toutes les couvertures vaccinales au niveau du programme élargi de vaccination (PEV). 

C’est le lieu pour moi de remercier de tous les acteurs de santé et tous nos partenaires qui ont travaillé à l’atteinte de ces résultats. C’est pour cela, ce samedi 20 janvier 2024, nous allons profiter pour honorer tous ceux et celles qui nous ont permis d’atteindre ces objectifs. Nous allons reconnaitre leur mérite pour le travail bienfait afin de les amener à aller encore plus loin.

Pouvez-vous nous parler un peu de la lutte contre le paludisme et le VIH ?

Au niveau du programme de lutte contre le paludisme, les indicateurs clés en lien avec la distribution de MILDA et autres, sont en très bonne amélioration. Au niveau du VIH également, nous avons eu une bonne évolution au niveau des 3-95. 

Mais, nous ne sommes satisfaits à 100% parce que nous n’avons pu atteindre les objectifs fixés au niveau national. Même s’il y a une progression par rapport à 2022. Notre objectif, c’est d’être performants et pour cela, il faut atteindre les objectifs au niveau national.

Vos perspectives monsieur le directeur ?

2024 est pour nous, l’année de la responsabilité et de la participation communautaire parce que nous ne pouvons pas atteindre nos objectifs en matière de santé mère-enfant sans que les populations elles-mêmes ne s’impliquent. 

Nous allons donc renforcer nos actions avec le corps préfectoral, les Coges, les leaders communautaires, religieux, les présidents de mutuelles afin qu’ils puissent nous aider. Nous allons faire tout ce qui est action communautaire pour pouvoir relever ce défi. Cette stratégie marche bien lorsque les populations sont impliquées et nous allons y atteler.

Pour les grandes lignes de notre plan d’actions 2024, nous allons poursuivre l’amélioration de la gouvernance et de la responsabilité. Tout ce qui est en lien avec la qualité des soins et des services. 

Nous allons aussi mettre un point d’honneur sur la conscience professionnel des responsables de structures sanitaires car notre devoir est d’améliorer régulièrement la qualité des soins, des services et des données tout en intégrant les communautés.

Propos recueillis par Tizié TO Bi

Correspondant régional

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