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CAN Côte d'Ivoire 2023: Après sa qualification pour les quarts de finale, pourquoi il faut créer l'union sacrée autour des Eléphants jusqu’à la victoire finale

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CAN Côte d’Ivoire 2023: Après la qualification pour les quarts de finale, pourquoi il faut créer l’union sacrée autour des Eléphants jusqu’à la victoire finale

Après un début chaotique, et incertaine de pouvoir même dépasser la phase de poules, surtout après être tombée successivement face au Nigéria et à la Guinée équatoriale, la sélection ivoirienne a  livré un de ses meilleurs matches depuis le début de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qui a débuté le 13 janvier. 

Les Eléphants, « méconnaissables », ont proposé une prestation époustouflante contre les Lions de la Teranga, lundi, lors des 1/8 de finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), en dépit du but qu’ils ont encaissé à la 4ème minute. 

On aurait cru que le triste scénario contre la Guinée équatoriale allait se répéter, mais que non ! Au fil du match, les Eléphants ont peu à peu repris confiance en eux-mêmes jusqu’à provoquer un penalty qui fut transformé par Franck Kessié. 

Ce résultat fut maintenu jusqu’à la fin des prolongations. On connaît la suite ! Ce qu’il faut retenir de la prestation de l’équipe ivoirienne, c’est qu’elle a joué avec le cœur. Elle a vraiment mouillé le maillot, comme on le dit. 

Les garçons ont joué avec un peu plus de hargne et de pugnacité

Non que la configuration de l’équipe soit fondamentalement différente des deux autres où elle a littéralement perdu ses deux derniers matchs, successivement contre le Nigéria (1-0) et la Guinée équatoriale (4-0), mais les garçons ont joué avec un peu plus de hargne et de pugnacité.  

En réalité, on comprend, avec le recul, que ce dont ils avaient vraiment besoin, ce n’était de vindicte publique, mais la confiance et l’encouragement des Ivoiriens. Pour le reste, l’effet psychologique a fait le reste puisque les Sénégalais n’ont jamais pu battre les Eléphants.

Ils sont plus que conscients que leur jeu n’a pas toujours été à la hauteur de l’attente et des exigences de leurs fans, mais à ce moment précis, les réprobations et autres critiques auraient été contre-productifs. 

Tirer certaines leçons, notamment la promotion de l’expertise locale

Et c’est ce qui s’est passé, surtout lorsqu’au lendemain de cette lourde défaite des Eléphants contre le « Nzalang Nacional » de la Guinée équatoriale, le Président Alassane Ouattara lui-même, en leader visionnaire, patient et persévérant, a publiquement pris la parole pour déclarer : 

« Nous avons été déçus par le match des Eléphants hier, mais ce n’est que partie remise. Nous avons une jeune équipe, qui va s’améliorer au fil des années ». Monsieur le Président, nous dirions même «… au fil des matchs » car entre le match contre la Guinée équatoriale et celui contre les Lions du Sénégal, c’était comme le jour et la nuit. 

Sans vouloir revenir sur la polémique née de la défaite de la sélection ivoirienne contre la Guinée équatoriale, à propos de la démission d’Idriss Diallo, président de la Fédération ivoirienne de football, il est pertinent de tirer certaines leçons, notamment la promotion de l’expertise locale.

Créer une sorte d’union sacrée autour des Eléphants jusqu’à la victoire finale

Lorsqu’on jette un coup d’œil sur les performances de la Côte d’Ivoire lors des phases finales de la CAN, à part 2015 où elle a remporté la plus prestigieuse compétition africaine sous la houlette du Français Hervé Renard, on s’aperçoit qu’elle a obtenu de bien meilleurs résultats lorsqu’elle a porté son choix sur un coach local. 

Je comprends que le continent africain, « trop pauvre en écoles de formation de techniciens», doive se résoudre à solliciter en tout temps l’expertise étrangère et qu’un non-ressortissant, dans ce domaine, offre l’avantage de «… pouvoir être limogé sans vagues », mais pourquoi « chercher en dehors des frontières ce que l’on peut trouver sur notre sol » ? 

Telle est la question à laquelle je ne saurais vous fournir de réponse, dans l’état actuel des choses. D’ailleurs, ce n’est nullement l’objectif de cet article. Ceci étant, il est hautement impératif qu’on crée une sorte d’union sacrée autour des Eléphants jusqu’à la victoire finale, qui n’est plus loin, maintenant qu’ils ont habilement déjoué le piège sénégalais, car la CAN2023, c’est notre CAN.  

Dr OUSSOU Kouamé Rémi

Enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara-Bouaké

Expert en développement professionnel

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