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Droits de l’Homme 

Agboville: Une marche pour dénoncer les cas de violences à l’égard des femmes et des filles

La direction régionale de la Femme, la Famille et de l’Enfant de l’Agnéby-Tiassa en collaboration avec l’ONG Femme en action a organisé, le jeudi 07 décembre 2023, une marche à l’occasion de la 33e édition de la Journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Une activité qui s’inscrit dans le cadre des 16 Jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes et des filles, célébrée chaque année dans le monde du 25 novembre au 10 décembre.

« Cette marche que nous organisons aujourd’hui est une marche pacifique pour interpeller les auteurs d’agressions, de violences sur les femmes, sur les filles et sur nos enfants. C’est une marche aussi pour informer les populations sur la lutte qui est engagée et dire que la femme n’est pas seule.

C’est pourquoi, nous sommes aux cotés de nos mamans, des jeunes filles et de nos enfants pour dire : Non à la violence faîte à la femme ! Non à la violence faîte à la fille », a indiqué le premier responsable de la direction régionale de la Femme, la Famille et de l’Enfant(DRFFE), Aka Effoly, lors du coup d’envoi de la marche.

Pour renverser la courbe des cas de violences à l’égard des femmes et des filles, selon lui, il faut retourner à l’éducation de base. « Aujourd’hui encore, il y a beaucoup de femmes battues voire tuées. Alors, cela nécessite qu’on puisse se lever pour faire de la prévention. Il faut continuer d’en parler à nos parents, à nos enfants, à nos sœurs, à nos autorités, à nos têtes couronnées, à nos guides religieux. Parce que si on veut changer les mentalités, il faut retourner à l’éducation de base. Et dans cette éducation de base, nos traditions prônent des valeurs sociales fortes. Il faut repositionner les familles. Mieux, il faudra que chacun de nous joue sa partition », a confié Aka Effoly.

7 919 cas de violences, rapportés et pris en charge en 2022

Pour l’année 2022, selon la ministre de la Femme, la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, le système de collecte nationale a enregistré 7 919 cas de violences rapportées et pris en charge.

Venue participer à la marche partie de l’esplanade de la salle des fêtes de la mairie d’Agboville pour s’achever à la DRFFE, la 6e adjointe au maire de la ville, Méney Kama Bertine s’est félicitée de l’initiative.

« Je tiens à adresser, au nom de monsieur le maire d’Agboville, mes félicitations aux organisateurs de cette marche. Cela montre bien que la lutte est une affaire de toutes les communautés. (…) Nous les femmes sommes fatiguées d’être battues, d’être violées, d’être égorgées, d’être violentées. On ne veut plus de ça ! Nous voulons vivre aussi dans la paix et dans la quiétude comme les hommes. C’est pourquoi, nous demandons l’implication de l’ensemble des populations dans le combat contre les violences à l’égard des femmes et des filles », a-t-elle invité.

« Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles », tel est le thème national de l’édition 2023 des 16 Jours d’activisme. Selon la Banque mondiale, l’impact économique de la perte de productivité résultant de la violence sexiste sur certains pays peut atteindre 3,7% de son Produit intérieur brut(PIB). Les violences à l’égard des femmes et des filles constituent un véritable ralentissement de la croissance économique.

Tizié TO Bi

Correspondant régional

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